Fond: Simple generous gifts par Devinian

The Snow on Her Cheek

Une fiction traduite par System.

Chapitre 4 - The Swingin's Mutual

Octavia ouvrit les yeux, sentant les rayons du soleil à travers ses paupières. L'ameublement semblait étrangement livresque, comme ces cadres sombres éclairés par la vive lumière. Pour une raison inconnue, la violoncelliste se sentait pleine d'une chaleur et d'un bonheur indescriptible. Quelque chose s'était passé la veille. Quelque chose de bien... Un bruyant ronflement vint tout à coup de sa droite, d'une licorne bien particulière, de la plus belle de toutes les juments du monde.

Ah, c'est donc la source du bruit, pensa Octavia avec un sourire, caressant la crinière bleue de Vinyl. Étonnamment elle était identique, avec ses pics excentriques, même après… les événements torrides de la nuit qu'elles avaient passé ensemble. Et quelle activité ce fut... Ce qui lui fit penser à quelque chose...

« Vinyl, chérie, réveille-toi », susurra-t-elle dans l'oreille de la licorne, l'embrassant tendrement sur le front, admirant la beauté de sa jument dans la clarté matinale.

Vinyl grogna et se retourna, se trouvant museau-à-museau avec la jument grise, qui saisit immédiatement l'opportunité de l'entraîner dans un baiser passionné. Inutile de dire que c'était suffisant à Vinyl pour se réveiller de suite, et, pour être honnête, c'était le plus doux réveil qu'elle ait jamais eu.

« Tavi... » Elle essaya de se libérer lentement, profitant du plaisant arrière-goût. « Bonjour. » Elle sourit et regarda droit dans les yeux d’Octavia, les plus beaux yeux du monde, ajoutés aux siens, cette fois non-recouverts par ses célèbres lunettes.

« Bonjour, Vinyl~ » répondit Octavia, embrassant la licorne sur la joue. Les deux juments restaient sous les couvertures, baignant dans leur présences respectives. Toutes deux se sentaient extrêmement bien, et malgré le désir de ne rien faire, Octavia finit par briser le silence.

« Et maintenant ? » s'inquiéta-t-elle à haute voix, regardant Vinyl d'un air concerné.

La licorne haussa les épaules, essayant d'avoir l'air indécise. Joue-la cool, Vinyl. Joue-la cool. « Eh bien, nous pourrions prendre notre petit-déjeuner... » commença-t-elle mais elle fut rapidement stoppée par un sabot gris qui se posa sur ses lèvres.

« Tu sais ce que je veux dire, Vinyl », soupira Octavia. « Qu'est ce qu'on va faire maintenant ? » Elle regarda solennellement la licorne. Est-ce… la fin ? Dès le début ? « Que sommes-nous l'une pour l'autre maintenant ?Était-ce… une histoire sans lendemain... ou pas ? » s'inquiéta-t-elle, avec beaucoup d'emphase sur le dernier mot, espérant peut-être que...

« Pour moi, ça ne l'était pas », répondit finalement Vinyl. Elle sourit et bécota la joue d'Octavia qui soupira de plaisir. Maintenant choisis tes mots précautionneusement Vinyl. Tu aimes cette jument, et tu ne veux pas ruiner cet instant. « Pour une fois, je voudrais vraiment que ce soit une relation sin… sinc… qui dure », finit par dire la licorne, embarrassée, faisant rire Octavia. « Eh ! J'essaye de t'ouvrir mon cœur là ! » cria la pianiste, rougissante. Incroyable, Vinyl. Tu es la meilleure oratrice de tous les temps. Tu aurais même perdu contre un gamin dans un concours d'orthographe !

Octavia était bouche bée, sentant sa bouche devenir très sèche. Sincère... Comme quand les poneys commencent à s'aimer et... Oh Celestia... Est-ce vraiment en train d'arriver ?

« Octavia... Tavi... » Vinyl éclaircit sa voix. « Voudrais-tu être ma compagne ? » demanda-t-elle finalement, se cachant immédiatement le visage. « Je vais trop vite, c'est ça ? Juste que, je t'apprécie vraiment et... mffmfmf ! »

La violoncelliste s’était jetée sur la licorne et l’avait fait taire d’un baiser, des larmes de joie coulant à flots de son visage. Oui oui oui ! Enfin ! Octavia voulait sauter partout dans son appartement, partout dans Manehattan, partout dans tout Equestria ! Arrêtant leur baiser, Vinyl regarda sa compagne (Eh, elle n'a pas encore dit oui !) confuse.

« Alors... Tu m'embrasses, mais tu pleures ? » pensa-t-elle à haute voix. « C'est un oui ou... »

« C'est un oui, idiote de poney », l’interrompit Octavia, lui souriant à travers ses larmes. « J'aimerais vraiment être ta compagne. »

« Génial. On est ensemble maintenant ! » En un instant, Vinyl était tout sourire, joyeuse et comblée. Punaise, Vinyl, regarde toi ! Tu viens d'avoir la meilleur compagne de tout Equestria ! Bravo pouliche !

Octavia gloussa. « On l’est totalement. » Elle regardait à travers la fenêtre, dans les rues sales de Manehattan, la ville sombre et hostile... Les rues sombres et hostiles... Les bâtiments sombres et hostiles... Les poneys sombres et hostiles... Elle soupira.

« Que se passe-t-il, Octy ? » demanda Vinyl par compassion.

« Tu vois, Vinyl... » Octavia soupira encore. « Quand nous sommes ici, à la maison, nous pouvons être ensemble, rire, s'embrasser et faire... » Elle rougit. « … d'autres choses... ». Le sourire de Vinyl devenait étincelant, mais il fut rapidement éteint par un certain sabot gris. Eh bien je l'ai totalement mérité, pensa la licorne, se grattant l'arrière de la tête.

« ... Là dehors, nous devrons nous cacher. Nous ne serons pas tolérées. Seulement à la maison nous pourrons enlever nos masques... » Octavia regardait sa compagne tristement. Mais peut-être... Soudain son visage s'éclaircit. « Mais c'est une autre raison pour nous de vivre ensemble ! » s'exclama-t-elle, alors que Vinyl était subjuguée par une telle explosion de nouvelles.

« Waw, Tavi, et dire que je pensais que j'étais la plus franche ici... » dit-elle, mais voyant sa compagne rougir, elle ajouta rapidement : « mais je suis tout à fait d'accord ! Ta maison ou la mienne ? », espérant que la violoncelliste choisirait la sienne, car sa propre maison ressemblait plus à un repaire qu'à un appartement.

« J'adorerais que nous vivions à mon appartement, si ça ne te dérange pas », répondit Octavia, levant un sourcil interrogatif.

Vinyl acquiesça impatiemment. « Bien sûr. Nous pouvons toujours prétendre être de bonnes amies vivant en colocation. En plus... » Elle regarda Octavia avec un léger sourire. « Les murs sont isolés ici, ce qui sera très avantageux la nuit. » Elle fit un clin d’œil à la violoncelliste embarrassée qui acquiesça simplement.

Vinyl s'assit sur le lit, étirant ses membres. « Eh bien je connais un endroit, un certain petit bar de jazz, où nous n'aurons pas besoin de cacher notre relation. » Elle sourit à sa compagne pour la rassurer. « Ne t'inquiète pas, nous sommes là l'une pour l'autre. »

« Oui », répéta Octavia, se glissant plus proche de la licorne. « Nous sommes là l'une pour l'autre, et plus rien n'a d'importance. » Elle ferma béatement les yeux, sentant la douleur de la solitude s'en aller, remplacée par l'image chaleureuse de la licorne.

« Eh bien, nous avons encore quelque chose à faire, Tavi », murmura Vinyl dans l'oreille d'Octavia, d'une voix qui lui sembla excitante.

« D'accord, mais seulement quand nous aurons pris une douche », susurra Octavia en réponse, mordillant l'oreille de la licorne. « Et je serai au dessus cette fois. » Oh, Vinyl, vilaine chose excitante.

« Waw, Tavi... » Les yeux de Vinyl s'écarquillèrent comme des soucoupes. « Je voulais te suggérer de déménager mes affaires ici... » Elle sourit. « Mais je préfère ton idée. » Oh oui, j'aime beaucoup plus cette idée...

Octavia rougit, se tapant le visage d'un sabot. Échec, Octavia. Ça s'appelle un échec. Dis-le avec moi : E-C-H-E...

« Allez Tavi ! C'est une bonne idée ! » dit Vinyl d'un ton encourageant. « Pas seulement pour le sexe je veux dire. » Mais le sexe c'est une bonne idée ! Non Vinyl ! Arrête de penser à son flanc pour une fichue seconde ! ... Mmh, flanc... « Le fait que tu deviennes libre. Plus… libre. Avec moins de restrictions. »

Octavia baissa son sabot et regarda sa compagne craintivement. Est-ce que ça veut dire ? ...

« Je pense... » Vinyl sourit et posa son sabot sur celui de la violoncelliste. « Tu es prête à faire du jazz. »

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slendercut
slendercut : #32758
re dis le E-C-H-E-C
Il y a 1 an · Répondre

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