Fond: Simple generous gifts par Devinian

The Snow on Her Cheek

Une fiction traduite par System.

Chapitre 8 - When Your Lover Has Gone

« Tavi, attend, je peux t'expliquer ! » bégaya Vinyl, les yeux pleins de larmes, se traînant après sa compagne. « S'il te plaît, écoute moi ! Ne t'en va pas ! » L'euphorie s'était évanouie, son corps était raide maintenant, mais elle ne ressentait rien en dehors du fait que sa jument, la plus magnifique de toutes les juments, était en colère après elle, et était sur le point de partir. Quinze minutes avant, elle traînait une Vinyl quasiment inconsciente jusqu'à leur lit, et elle était restée à ses côtés. Mais maintenant, elle disait qu'elle avait besoin de rester seule un petit moment, seule, sans elle. Me déteste-t-elle maintenant ?...

« Vinyl, calme toi. » soupira Octavia qui venait de placer un sabot sur son épaule, restant à côté d'elle. « Je ne pars pas. Je ne suis pas en colère après toi... » Elle s'arrêta puis reprit en fronçant les sourcils, « En fait, peut-être que je suis en colère, mais seulement parce que tu ne m'as pas parlé de ton problème plus tôt. Je suis juste choquée et, pour être honnête, troublée. » Elle se leva et se dirigea vers la porte. « Et maintenant, j'ai besoin de rester seule quelques instants. » Elle ouvrit la porte. « Pour réfléchir. »

Vinyl sentit ses yeux devenir larmoyant. « Tavi, j'ai juste... » Elle essaya de dire quelque chose, pour s'excuser, pour expliquer... mais sa compagne était partie. Elle ne contint pas plus longtemps son besoin de pleurer, laissant les larmes couler à flots, se déversant le long de ses joues, plongeant dans sa fourrure. Si seulement elle pouvait faire quelque chose... n'importe quoi ! Si seulement elle était forte, assez forte pour combattre l'addiction... Mais je ne le suis pas, conclut Vinyl.

Mais seulement parce que tu ne me l'as pas dit avant, les mots d'Octavia résonnaient dans sa tête. Peut-être... Peut-être qu'Octavia n'allait pas la quitter ? Peut-être qu'elle avait réellement besoin de rester seule quelques temps pour penser, pour penser au moyen de surpasser le problème ensemble... Vinyl tressaillit. Non. Elle le savait bien. Elle le savait par expérience. Toutes ses compagnes ont dit la même chose, et sont parties, sans jamais revenir, juste après qu'elles aient appris son addiction. Elles ne sont jamais revenues.

C'était la raison pour laquelle elle n'en avait pas parlé à Octavia plus tôt. Elle ne voulait pas qu'elle la quitte. Pour la première fois de sa vie, elle avait senti quelque chose de plus fort que de l'attraction, quelque chose de meilleur que l'excitation, quelque chose de plus puissant que la musique, ou que la vie elle-même. Pour la première fois de sa vie, avec Octavia, elle avait ressenti de l'amour. Et c'était agréable. Incroyablement agréable. Elle savait que la jument la quitterait aussitôt qu'elle apprendrait son problème. Elle voulait juste essayer de retarder ce moment.

Mais maintenant Octavia était partie, et elle ne reviendrait jamais, peu importe ce qu'elle avait dit. Elle ne voulait simplement pas briser son cœur, le cœur de Vinyl. Mais il était déjà brisé par la pensée que leur amour puisse mourir, leur rêve commun s'évanouissait... Peu importe la douceur d’un rêve, s’il n’est pas réalisé il s’évanouira au petit matin.

Vinyl pleura et pleura, jusqu'à ce que toutes les larmes de son corps soient sorties, puis elle pleura encore, hurlant simplement, plus une seule larme ne coulait. Elle resta étalée sur le sol pendant quelques minutes… heures ? Et ne sentit plus le désir de se lever. Elle pensait aux moments où elle et Octavia furent heureuses, les moments de complicité qu'elles avaient partagés. Elle pensait au jour où elles étaient allées au bar, et comment elles furent choquées par...

Coltring. Old God Coltring.

Soudain, l'image du pianiste aveugle apparut dans son esprit, et les paroles de son professeur résonnèrent dans sa tête.

« Vinyl, peu importe leur but, tu dois suivre tes rêves. »

« Mais... Mais si quelque chose… l'empêche de devenir réalité ? »

« Alors tu contournes et tu surpasses ces circonstances. »

Les yeux rouges de Vinyl brûlaient de passion une fois de plus. Elle se releva, se remuant doucement. Elle avança lentement vers la table, où sa 'boîte à médicaments', comme l'appelait Octavia, qui, en réalité, était sa cachette, reposait. Elle la regarda du coin de l’œil, pleine de colère. Sa corne s'éclaira, et des flammes de haine commencèrent à danser dans ses yeux. En un instant, la boîte se consuma dans les flammes, brûlant tout, sans avoir laissé de trace sur la table. Vinyl était en fait plutôt surprise de savoir qu'elle pouvait apprivoiser sa magie à un tel point. Regardant le tas de cendres, qui lui avait coûté une fortune, le tas de cendres qui fut sa seule joie de vivre, avant qu'Octavia vienne et lui montre ce qu'était l'amour, le tas de cendre qui était l'une des plus mortelles ; si ce n'était pas la plus mortelle ; des drogues, sentant la détermination monter en elle.

Elle allait retrouver Octavia. Elle allait tout lui expliquer. Elle allait ramener son amante.

***

Octavia s'arrêta devant un grand bâtiment blanc, qui réfléchissait les timides rayons de soleil qui étaient maintenant en train de traverser la petite couche de nuages, comme s'ils vérifiaient bien que la ville mérite ce beau temps. Pour l'esprit d'Octavia, ce n'était pas le cas. La seule chose qui valait la peine de vivre dans Manehattan était elle, Vinyl. Et elle avait besoin d'aide. Octavia avait décidé de gérer sa colère, sûrement que Vinyl avait une bonne raison de lui cacher la vérité, et, ce n'était pas plaisant à savoir, c'était juste tolérable. Vinyl était vraiment malade, elle était plus que malade : elle était dépendante. Et avait besoin de son aide, l'aide d'Octavia.

La violoncelliste regrettait d'avoir été si dure avec sa compagne quelques minutes auparavant, mais elle était si désireuse d'effacer ses erreurs. Elle avait un problème, elles avaient toutes les deux un problème, qu'elles devaient régler ensemble. Et était ici juste pour ça.

Octavia entra dans le bâtiment et fit face à une licorne jaune à l'accueil.

« Clinique de Manehattan, en quoi puis-je vous aider ? » demanda-t-elle spontanément, voyant le regard inquiet sur le visage d'Octavia.

La jument se dandinait mal à l'aise sur ses sabots, rougissante. Peu importe, elle devait le raconter, un jour ou l'autre. Et c'était mieux de parler le plus tôt possible.

« Pouvez-vous me dire, s'il vous plaît... » commença-t-elle, essayant d'éviter le regard de la réceptionniste. « Est-ce que vous vous occupez des addictions...au buck ? »

« Oh mon... » tressaillit-elle.

Octavia leva la tête, faisant face au regard authentique, plein de sympathie de la licorne.

« Bien sûr ! » s'exclama-t-elle, rayonnante d’empathie. « Bien que ce soit un traitement extrêmement difficile, et relativement déplaisant, nous avons déjà eu des cas fructueux. Vous êtes vraiment courageuse d'être venue jusqu'ici. » dit-elle à Octavia avec un sourire.

Les yeux d'Octavia s'écarquillèrent, et elle fit des gestes désapprobateurs avec ses sabots. « Oh, non, non ! Il y a eu un malentendu ! Je ne suis pas dépendante. » dit-elle en souriant timidement. « J'aimerai réserver une place pour ma co… llègue. Pour mon amie, qui est dépendante à cette drogue. » conclut-elle, exhalant du fait que visiblement la licorne n'avait pas remarqué sa petite confusion.

« Bien sûr, mademoiselle... »

« Philarmonica. Octavia Philarmonica. » dit Octavia avec un sourire, elle remarqua aussitôt la surprise dans ses yeux.

« Octavia Philarmonica ?! Comme, la Octavia Philarmonica, la violoncelliste de... »

« De L'Orchestre Royal. Oui, c'est moi. » interrompit poliment Octavia. « Mais à propos du traitement... »

« Oh, bien sûr ! » La réceptionniste plaça un papier sur le bureau. « Vous devez juste signer ici... » Elle plaça également un vinyle dans son emballage très coloré juste à côté et rougit. « Et ici aussi, si vous le voulez bien. »

Octavia sourit, signa le papier et apposa son autographe sur le vinyle.

Attends moi, Vinyl... Pensa-t-elle. Je vais t'aider.

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NaruNarusegawa
NaruNarusegawa : #48
Ce chapitre est très beau et le traducteur a su garder l'émotion transmit par l'auteur. Plus j'avance dans cette fiction, plus j'en suis fan :)
Il y a 3 ans · Répondre

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