Fond: Simple generous gifts par Devinian

Turn It On Again

Une fiction écrite par inglobwetrust.

Chapitre 20: Manehattan (3e partie)

Dans une des chambres de l’hôtel où logeaient les Ponytones, deux corps fatigués gisaient sur le lit, dans un amas de crinières et sabots emmêlés. Une odeur musquée pendait dans l’air, ne laissant aucun doute sur les activités physiques auxquelles s’étaient adonnés les deux poneys présents.

Mac était allongé sur le côté, Rarity allongée sur le dos. La tête de Mac se trouvait dans l’espace entre la tête de la licorne et son épaule, respirant l’odeur de sa fourrure. L’un de ses sabots caressait la poitrine de la jument et l’un des sabots de Rarity caressait ce même sabot rouge. Tout était paisible, calme après toute l’énergie dépensée quelques minutes auparavant.

Mac embrassait de temps à autre le cou de Rarity, la faisant doucement glousser et caresser un peu plus tendrement son sabot. Elle répondait aussi en tournant légèrement la tête pour embrasser l’étalon sur le front.

« Tu vois, avec un peu d’entraînement, les réflexes reviennent vite », s’amusa la jument en se laissant glisser pour arriver à la hauteur de son visage pour l’embrasser sur la bouche, faisant durer le baiser pendant un long moment.

« Je me demande comment se passe la soirée de Sweetie », se demanda à haute voix Rarity après avoir cessé de l’embrasser. Mac sourit.

« J’parie qu’ils font pareil que nous. À cet âge, c’est intenable », s’amusa-t-il.

« Allons Mac, ma sœur est tout de même plus raffinée que ça. Elle n’est pas du genre à s’abandonner dès le premier soir avec le premier étalon venu», le gronda gentiment Rarity en entourant le cou de l’étalon avec ses sabots.

Mac entoura aussi la licorne avec ses sabots et la berça doucement. « J’espère qu’elle attend au moins un peu plus longtemps que Bloom. Je l’ai déjà prise plusieurs fois en pleine action dans la grange quand elle rentrait tard d’un rendez-vous », se souvint Mac, qui entendit Rarity rire derrière lui.

« Ah, ces jeunes. Ils ont encore beaucoup à apprendre. Maintenant, nous sommes des professionnels… » ronronna la jument, avant de lui mordiller légèrement l’oreille pour l’entendre pousser un râle de plaisir.

Mac répondit à sa façon : en la caressant juste à l’endroit où il savait qu’il obtiendrait le même résultat qu’elle, juste au niveau de son flanc droit. « Dommage qu’on soit plus aussi endurants. Tu m’as complètement vidé… » dit-il avant d’entendre un gémissement sortir de la bouche de la jument.

« Et pas qu’un peu », répondit-elle en riant, alors que l’étalon venait de comprendre son sous-entendu. « Mais être là comme ça dans tes sabots, ça vaut beaucoup d’autres choses, tu sais… »

Mac ne répondit pas de suite et resserra son étreinte sur Rarity, embrassant son cou en restant dans cette position pendant un long moment, juste pour profiter de la douceur de sa fourrure.

Au bout de quelques minutes, Rarity le relâcha et partit se mettre à la fenêtre pour observer Manehattan de nuit. Voir les villes le soir depuis sa chambre d’hôtel la fascinait. Il y avait toujours quelque chose de magique dans ces scènes-là. Elle colla son museau contre la vitre et observa la citée, laissant Mac seul sur le lit, attendant sans doute qu’il la rejoigne et qu’elle ait un support pour profiter du spectacle avec lui à ses côtés.

Mais Mac sentit une toute autre envie monter en lui. Sourde, galopante, de plus en plus dévorante. Ses sabots se mirent à trembler. Il se mit à transpirer sans comprendre vraiment pourquoi de prime abord, alors que la fenêtre ouverte laissait passer un vent frais bienvenu après la dépense physique qui avait mis le feu dans son corps. Ce feu revenait alors qu’il était allongé sur ce lit à ne rien faire. Son cœur s’emballa et il avait l’impression que quelque chose grouillait sous sa peau. Il sentait une nausée monter en lui, un goût amer dans sa bouche se faisant sentir à chaque fois qu’il avalait sa salive.

Il savait que ce moment arriverait. Il le savait. Mais il ne pouvait rien faire pour l’éviter. Il espérait repousser cet instant le plus tard possible. Tout mais pas ici. Pas quand il était avec elle. Il ne fallait pas qu’elle le voit dans cet état. Mais la solution à son problème était aussi douloureuse que le remède.

Mac était en manque. Et son corps commençait à lui rappeler qu’il ne supportait pas l’absence d’alcool dans ses veines.

Il essaya de se calmer par la respiration, en utilisant toute sa volonté et les conseils qu’il avait appris par lui-même pour essayer de contrôler ses pulsions, mais absolument rien ne pourrait empêcher ce manque de s’exprimer ce soir, en présence de Rarity. C’était comme si son esprit venait de partir en pilotage automatique.

À un moment, son corps se calma, lui laissant un petit instant de répit. Mais c’était pour mieux attaquer ensuite.

Il tourna un moment dans le lit et finit par se lever. Il approcha Rarity, s’arrêtant juste derrière elle. La jument s’attendait à ce qu’il la prenne par les sabots et c’est ce qu’il fit. Il se montrait en plus très affectueux, l’embrassant sur la joue, la câlinant du museau en la faisant glousser. Elle se retourna pour l’embrasser et vit un sourire béat sur le visage de Mac.

« Maman, j’suis tellement content de te r’voir ! » lui dit-il en la reprenant par les sabots pour lui faire un autre câlin.

Rarity écarquilla les yeux.

« Maman ? Mac, à quel jeu tu joues ? » lui demanda-t-elle en riant, croyant à une facétie de l’étalon.

Mac la reposa au sol et baissa la tête pour se mettre à sa hauteur, le regard plein de joie. « Maman, c’est toi ! Maman, tu m’as tellement manqué ! Je t’aime, maman ! » s’exclama-t-il en passant son museau sous le menton de la jument, comme un poulain à sa mère.

Rarity était confuse. « Mac, qu’est-ce qui se passe ? Je ne suis pas ta mère, enfin ! » lui dit-elle en prenant sa tête entre ses sabots blancs. Mac souriait toujours à pleines dents, comme s’il était retombé en enfance et était redevenu un petit poulain.

« Maman, tu m’as tellement, tellement manqué… Reste avec moi, s’il te plaît… Reste avec moi… Tu sais où est Papa ? » lui demanda-t-il à voix basse et en reprenant ses caresses.

Rarity commençait sérieusement à paniquer. « Mac… Qu’est-ce qui te prends ? Je ne suis pas ta mère ! Mais qu’est-ce que tu as ? » le gronda-t-elle en commençant à s’énerver, ne comprenant pas de suite la gravité de la situation.

« Maman, tu es la plus jolie des mamans du monde entier ! Je suis si content de te revoir, Applejack et Bloom vont être contentes aussi ! Tu leur as tellement manqué ! » continua l’étalon, la même lueur de bonheur dans ses yeux. « Papa est à la grange, c’est ça ? Il avait promis de m’apprendre à labourer un champ ! »

La jument était à court de mots. Elle comprit soudainement, douloureusement. Mac était en pleine crise d’hallucinations et elle ne savait pas quoi faire à part tenter de le ramener à la raison par les mots. « Mac… c’est moi, Rarity, tu te souviens ? Rarity ? La licorne que tu aimes ? Tu te souviens ? » répéta-t-elle plusieurs fois.

« Hi hi, maman ! Tu es drôle ! Je t’aime ! » répondit Mac en amenant ses sabots sur sa bouche pour masquer son rire. Il avait une voix qui redevenait enfantine.

La licorne voulait aller chercher du secours pour aider Mac, mais pas avant d’avoir essayé de résoudre la situation par elle-même. « Mac, excuse-moi », lui dit-elle. L’étalon leva un sourcil.

« Pourquoi, m’man ? »

« Pour ça. »

Elle lui donna un coup de sabot sur la joue, espérant le faire revenir à la réalité. Il gémit de douleur et se tint l’endroit frappé avec un sabot.

« Aie ! Maman, pourquoi t’as fait ça ? Tu… tu m’aimes plus… ? » demanda-t-il en commençant à sangloter, le regard se faisant soudain très triste.

Rarity fronça les yeux. « Mac ! Arrête ! Je ne suis pas ta mère, je suis Rarity ! RARITY ! RA-RI-TY ! Pas ta maman ! Est-ce que tu vas enfin comprendre ? » s’énerva-t-elle pour lui faire entendre raison.

La violence dans sa voix sembla ramener Mac à la réalité. Il abaissa le sabot massant sa joue endolorie, lentement. Il secoua sa tête plusieurs fois et écarquilla les yeux, avant de les reposer sur la jument en face de lui.

« R… Rarity ? T’es pas… maman ? » bégaya-t-il.

« Oui, je suis Rarity ! Ta maman et ton papa sont morts, tu t’en souviens ? » lui demanda-t-elle en amenant un sabot sur sa joue pour la caresser doucement. Elle sourit pour le réconforter et essayer de lui faire retrouver la mémoire.

« Ra… Rarity… » marmonna l’étalon.

« Oui… » lui dit-elle pour l’encourager, accompagnant ses mots d’un sourire.

« Pas maman… » marmonna-t-il à nouveau.

Elle hocha la tête.

Mac sembla réaliser. Il fit une grimace de douleur et les larmes montèrent à toute vitesse dans ses yeux. Quelque chose se coinça dans sa gorge, l’émotion l’empêchant presque de respirer. Il fit des bruits comme s’il suffoquait, sous le regard inquiet de Rarity. Ses lèvres tremblaient, il voulait parler mais il s’en retrouva incapable pendant un moment. Jusqu’à ce que les digues cèdent, le faisant tomber à la renverse sur le sol.

« Ma… maman… est… pas là… papa… est… pas là… » se répéta-t-il, le souffle court. « Je… je… » Il hoqueta et pleura à chaudes larmes, se recroquevillant au sol et perdant tout contrôle sur lui-même. Il pleurait, incapable de s’arrêter, gémissant de douleur sous les yeux horrifiés de Rarity.

« Je… je veux ma maman… Maman ! Maman ! Maman ! Je veux ma maman… Je veux ma maman… » répéta-t-il encore et encore entre deux hoquets. « Maman… tu me manques… Maman… Où t’es, maman ? Papa… papa ! Papa ! Maman, papa ! Me laissez pas seul… s’il vous plaît… s’il vous plaît… Me laissez pas seul ! » cria-t-il dans un cri de douleur à glacer le sang.

Rarity s’approcha de Mac, plus inquiète que jamais, et l’entoura autant qu’elle le pouvait avec ses petits sabots pour lui faire un gros câlin, pour lui montrer que quelqu’un était là pour lui, pour lui montrer qu’il n’était pas seul.

« Je suis là, Mac… je suis là… je suis là… » lui murmura-t-elle en le serrant fort, le laissant pleurer pendant un long moment tandis qu’il ne cessait de réclamer sa maman et son papa.

« Maman… maman… Pourquoi t’es pas là… maman… tu me manques… tellement…», répéta-t-il encore, plus doucement cette fois, les larmes coulant encore hors de ses yeux.

Il se calma peu à peu et reniflait fortement, de la morve sortant de ses naseaux et les larmes séchées laissant des marques sous ses yeux.

« Je suis là, Mac… Je suis là… » lui répéta encore Rarity en essuyant ses larmes et son nez avec un mouchoir. Elle l’embrassa tendrement sur la joue pour le rassurer encore et encore après sa crise de panique.

L’étalon vit un sabot blanc essuyer sa joue et sembla reprendre conscience de la situation.

« R… Rarity… qu’est-ce… qu’est-ce qui s’est passé… ? » demanda-t-il en rouvrant les yeux et en regardant tout autour de lui.

« Tu m’as prise pour ta mère et tu n’arrêtes pas de l’appeler depuis dix minutes », lui expliqua-t-elle. « Qu’est-ce qui t’a pris ? »

Mac sentit la sensation de manque à nouveau lui revenir après un court instant de répit. Cette fois, une nausée plus forte que les autres lui monta au cerveau. Il se leva et se précipita vers la salle de bains, sans que Rarity puisse réagir, devenant simplement spectatrice du piteux spectacle offert bien involontairement par l’étalon.

Il se mit au-dessus de la cuvette des toilettes et vomit, recrachant les repas avalés au cours de la journée et même plus. Il convulsa et se vida, s’accrochant désespérément aux rebords pour ne pas tomber encore plus bas. Les bruits qu’il fit horrifièrent Rarity, qui paniquait de plus en plus face à son état qui semblait s’aggraver de minute en minute. Mac finit de vomir et mit quelques secondes pour reprendre son souffle et ressortir la tête de la cuvette, des restes au coin de ses lèvres.

Il haletait, le cœur battant toujours aussi vite. « Rarity… je… j’suis en manque… J’suis en manque… J’aurais dû te prévenir… j’suis désolé… » expliqua-t-il en avalant sa salive et laissant un goût plus qu’amer dans sa bouche. Rarity se tenait juste derrière lui et passait un sabot sur son dos pour le réconforter, encore et toujours car c’était la seule chose qu’elle pouvait faire, impuissante.

« Rarity… j’ai… j’ai peur… j’ai peur… Faut que tu m’aides… S’il te plaît… Me laisse pas seul… » dit-il en recommençant à pleurer un peu.

« Je ne bouge pas, Mac. Je reste avec toi, ne t’inquiète pas. Je ne te laisserais pas seul », lui dit-elle en passant ses sabots autour de la taille de l’étalon par-derrière et en utilisant sa magie pour lui essuyer la bouche avec une serviette. « Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider ? » lui demanda-t-elle à voix basse pour le calmer.

« Faut… Faut que je boive… » avoua-t-il, ses pleurs marquant son échec. « Faut que je boive… J’peux pas arrêter comme ça, du jour au lendemain. J’suis désolé… faut que j’boive… »

Rarity leva un sourcil. « Mais… comment tu as fait hier ? » lui demanda-t-elle.

Mac se tourna vers elle, le regard peiné. « Je… j’ai bu en cachette, pendant que tu dormais. » Il amena ses sabots vers ses yeux et pleura encore. « J’suis désolé… J’t’ai menti… J’suis qu’une pauvre merde… J’suis désolé… » dit-il, la voix tremblante.

Le regard de Rarity se remplit d’une tristesse équivalente et elle refit un câlin à l’étalon, qui fit de même en ne cessant pas de s’excuser pour ce qu’il avait fait, les larmes coulant sans fin hors de ses yeux. Rarity resserra son étreinte. Elle aimait cet étalon, voulait le protéger, le consoler, le réconforter et dans ses sabots, il était la chose la plus précieuse au monde à cet instant, si précieuse et fragile.

« Viens avec moi sur le lit », lui dit-elle en le menant par le sabot vers cet endroit où se reposer. Mac obéit et marcha lentement avec elle hors de la salle de bains, essuyant ses larmes avec son autre sabot. Il suait à grosses gouttes et semblait dépourvu de toute énergie, se laissant conduire sans résister vers le grand lit.

Le manque était toujours là et n’attendait que le bon moment pour se refaire sentir. Pour le moment, il était encore trop choqué pour le sentir. Rarity sentit qu’il fallait en profiter avant que son état n’empire. Ils s’installèrent tous deux sur le lit, Mac s’allongeant sur le dos et fixant le plafond, des pensées noires plein la tête.

« Ne bouge pas, d’accord ? » lui demanda-t-elle à voix basse en caressant l’un de ses sabots. Mac resta figé sur place, incapable d’esquisser le moindre mouvement.

Rarity partit vers son sac de selle, chercha un moment dedans avant de trouver l’objet recherché, puis de revenir vers le lit. Elle grimpa dessus et ordonna à Mac, toujours incapable de détourner son regard du plafond.

« Ouvre la bouche. »

Il fit comme demandé et sentit le goulot d’une bouteille contre ses lèvres, puis un liquide couler dans sa gorge. Le plus délicieux et satisfaisant liquide qu’il avait jamais goûté, un nectar qui soulageait tous ses problèmes à cet instant et lui redonnait les idées claires.

Ses sabots trouvèrent le chemin de la bouteille et il la finit comme un nouveau-né buvant le biberon donné par sa mère. Mac en pleura de soulagement et vida la bouteille en quelques secondes, Rarity lui caressant les cheveux pour le réconforter, dans un geste tout maternel, tenant même la bouteille au bout pour ne pas que l’étalon la fasse tomber.

Il tint la bouteille au bout d’un de ses sabots, l’observant pendant quelques secondes. Il venait d’en boire entièrement le contenu, un litre de whisky.

Il essuya des gouttes de sueur sur son front et se calma peu à peu, reprenant ses esprits. Il tourna la tête vers la droite, où Rarity se trouvait toujours. Elle lui souriait, malgré les circonstances.

« Je l’avais avec moi, au cas où. J’en garderais toujours une avec nous pour que tu aies ta dose. On ne pourra pas arrêter comme ça, ici. Il faudra attendre notre retour à Poneyville », lui expliqua-t-elle en s’allongeant à ses côtés. Le geste amena de nouvelles larmes dans les yeux du poney.

« P… pourquoi tu restes avec moi ? T’as vu comment j’pouvais être alors… pourquoi ? » demanda-t-il de sa voix brisée par toutes les larmes versées.

Rarity remonta un peu et s’approcha de son oreille. « Parce que je t’aime, parce que je veux t’aider. Parce que tu n’y arriveras pas seul. Ne va pas chercher plus loin », le rassura-t-elle en frottant son museau contre sa joue trempée de larmes salées.

Mac leva son sabot droit pour le passer autour du petit corps blanc, mais le rabaissa, se stoppant lui-même. « Tu perds ton temps avec moi. Je te mérite pas… Tu es trop bonne avec moi », soupira-t-il.

Rarity leva son sabot pour lui caresser le torse. « Mac, je sais que ça sera dur, je sais que ça sera long. Mais je t’ai promis que je resterai avec toi et c’est ce que je ferai. Je ne veux pas que tu finisses ta vie comme ça. Tu as des tas de gens qui t’aime et tu dois y arriver pour eux. Et je sais que tu y arriveras », continua-t-elle en ne cessant pas ses caresses.

« J… Je… je sais pas si j’y arriverais… J’ai besoin d’aide… » sanglota-t-il

« Et je serais là pour t’aider », lui assura-t-elle en utilisant son sabot pour l’enrouler autour du sabot hésitant de l’étalon.

Mac ne put rien ajouter de plus pendant quelques secondes, une boule se coinçant dans sa gorge. Il finit par retrouver la parole malgré de nouvelles larmes qui coulaient.

« Je… je sais pas pourquoi tu m’aimes encore, Rarity, mais je veux que tu saches que… » Il marqua une pause et passa son sabot droit autour de son corps, tournant sa tête vers elle. « Je veux que tu saches que… je t’aime, Rarity. J’ai besoin de toi. C’est p’têtre égoïste de dire ça, mais… snirlf… J’ai besoin de toi. J’veux être un meilleur poney pour toi. » Il renifla un bon coup et vit les yeux de la jument s’embuer. « Je t’aime. Je t’aime. J’suis désolé d’être comme ça. Je t’aime, Rarity. J’veux que tu l’saches… »

Les lèvres de la jument tremblèrent et elle aussi eu du mal à parler, secouée par l’émotion. « Je t’aime comme tu es, Mac. Ne l’oublie jamais. Je t’aime aussi… » Elle marqua aussi une pause et s’approcha un peu plus près de l’étalon. « Embrasse-moi, Mac. Embrasse-moi et restons comme ça pour toujours », lui demanda-t-elle avec la voix qui menaçait de la quitter à chaque mot.

Mac ferma les yeux et connecta ses lèvres avec celles de la jument. Tous deux s’embrassèrent passionnément, s’étreignant pour sentir le corps de l’autre contre leur fourrure, s’agrippant désespérément à leur compagnon. La fatigue finit par prendre possession de leurs corps et de leurs esprits, les deux amoureux s’endormant dans l’étreinte de l’autre, plus liés que jamais.

Mac s’endormit avec l’esprit un peu plus apaisé et sa soif étanchée. Rarity lui avait donné de quoi croire en des jours meilleurs.

Il allait se battre pour s’en sortir.

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jojo
jojo : #42839
O-O Wouaw je savais pas que l'alcool pouvait faire un tel effet
Il y a 4 mois · Répondre

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